Chouette Magazine

Jean Dufour

Jean Dufour

De tout, sur tout (ou rien!)

Catégorie : Vie Quotidienne

Chroniqueuse depuis janvier 2021



Consultez mon blog!

En direct du différé

publiée le 12 janvier 2022


Une question nous est fréquemment posée. « Quand j’enregistre une émission télévisée où apparaît le sigle « direct », comment se fait-il qu’il figure encore sur mon écran quand je regarde mon enregistrement en différé ? »


Nous abordons là une question essentielle. A l’heure où de plus en plus d’émissions radiophoniques ou télévisées sont enregistrées et diffusées sous les apparences du direct, à l’instar (de Russie) du réveillon de nouvel-an mis en boite en novembre (ce qui nous donne le triste scénario de millions d’isolés bernés contemplant des gugusses festoyant deux mois plus tôt, brisant par-là la magie d’une vaste communauté humaine et fraternelle communiant simultanément par la voix des ondes) ou des rediffusions d’émissions radio qui annoncent en pleine nuit que le trafic est à l’arrêt sur la E411 depuis 10 heures ce matin, comment peut-on s’y retrouver ?


Nos experts se sont penchés sur la question et ne voient que peu de solutions à cet épineux problème. Soit apposer un petit auto-collant sur votre écran pour masquer le sigle « direct », mais uniquement quand c’est nécessaire, sans quoi vous risquez de louper un vrai direct, soit éviter par prudence la E411 … on ne sait jamais, soit éteindre radios et télés et vous plonger en direct dans un bon bouquin, qui lui, est toujours directement en différé … !


A bientôt pour d’autres problèmes de société.


Donc, voilà !


Tirons-nous joyeusement les cacahuètes !

publiée le 15 décembre 2021


Dans le cadre de notre rubrique « comment respecter les traditions durant la pandémie », étendons-nous aujourd’hui sur l’épineuse question des cacahuètes (NDLR : prononcer ca-ca-houète, comme dans … heu … cacahuètes salées), cette coutume qui consiste à tirer au sort et au préalable le nom de la personne à qui vous offrirez un cadeau le soir du réveillon (NDLR : Où ? Mais sous le houx, voyons).


Attention, précisons une fois de plus que le nom tiré au sort est celui de la personne à qui vous donnerez un présent, et non celui de celle de qui vous en recevrez un. Rappelons-nous le tragique réveillon vécu par cette famille où chacun croyait recevoir un cadeau de la part du porteur du nom tiré au sort. La soirée se poursuivit dans un climat lourd de sous-entendus et de ressentiment, chacun se demandant qui pouvait bien lui en vouloir de la sorte, avant que n’éclate le terrible drame que l’on sait. Prudence, donc !


Envisageons à présent les divers cas de figure :
- Si vous êtes seul, le tirage au sort n’est pas vraiment utile. Ni le cadeau non plus d’ailleurs. A moins que vous ne souffriez de perte de mémoire chronique. Dans ce cas, vous serez ravi de découvrir cette surprise déposée au pied du sapin par un admirateur anonyme qui vous apprécie particulièrement, atténuant par là ce triste sentiment de solitude qui vous habite. (NDLR. Poil à la … Non !)
- Si vous êtes deux, le tirage au sort ne se justifie pas non plus, sauf si vous souffrez tous les deux de pertes de mémoire chronique. Il y a dès lors une chance sur deux que vous receviez le cadeau que vous avez acheté vous-même, et que vous attribuerez à l’attention particulièrement délicate de votre conjoint à qui vous exprimerez toute votre reconnaissance, renforçant par-là les liens qui unissent votre couple. Option : vous pouvez ponctuer l’ouverture de l’emballage d’un « je ne m’y attendais pas ! » ou d’un « comment as-tu deviné ? »
- Si vous êtes trois, ou plus (mais attention aux normes sanitaires, les voisins veillent !), le plus efficace est d’octroyer secrètement à chacun une lettre d’identification (A, B, C, etc …jusqu’à 26 maximum, mais attention … les voisins veillent), et de tirer alors une des combinaisons prédéfinies. Exemple, le scénario 1 : A offre à B, B offre à C et C offre à A. Scénario 2 : B offre à A, C offre à B et A offre à C. Scénario 3 : A offre à A, B offre à C et C offre à B (dans ce cas, A ne sera pas déçu, mais ne bénéficiera pas de l’effet de surprise… Sauf s’il souffre de perte de mémoire chronique).


Dans un prochain billet, nous étudierons la question de savoir si la nouvelle année commence juste avant ou juste après le dernier coup de minuit. Ou pendant. Dès que nous serons en possession des conclusions des experts.


Donc, voilà !


Prévisions nécrologiques

publiée le 08 décembre 2021


En cette fin d'année, divers sites et organes de presse (NDLR : il vaut mieux lire un organe de presse que d'avoir les organes qui pressent) ont en commun de prévisionner la mort de certaines personnalités durant l’année suivante… Avec une publication de la liste des nominés.


Nous pourrions dénoncer le caractère malsain de cette pratique, si nous n'avions succombé nous-mêmes, l'an dernier, à la tentation de nous livrer à cet exercice de divinations pour le moins morbides.


Pour l'occasion, nous reprenons ici le texte que nous écrivions il y a exactement un an, au début de l'année 2021 :
"Cette nouvelle année devrait être la dernière pour bon nombre de nos contemporains. Nous ne pouvons les citer tous, mais parmi les plus célèbres, Tonton Bernard Tapi arrivera au bout du rouleau et Tonton David au bout de chacun sa route, Jean Paul Mondo se fera la Bel, Mikis Theororakis ne dansera plus le Sirtakis, les Rolling Stones tomberont en panne de batterie suite au départ de Charlie Watts, Jean-Yves Lafesse rendra son dernier souffle (NDLR : pffff), Romain Bouteille sa derrière goutte et le vaillant Jean Graton son dernier Vroooaaw, Henri Vernes ira rejoindre Jules, Patrick Juvet ne cherchera plus où sont les femmes, Philippe Chatel laissera Emilie Jolie orpheline, Raoul Cauvin répondra à la pelle de Pierre Tombal, Jean-Pierre Bacri perdra le goût des autres et Michael Collins pourra enfin alunir.
Quant à Michel Drucker, il devrait vraisemblablement passer l’année. Comme d’habitude.
Attention, il ne s'agit que de prévisions, à considérer avec toutes les précautions qui s'imposent."


Un an après, nous ne sommes pas peu fiers de constater notre clairvoyance et notre perspicacité, et vous donnons d'ores et déjà rendez-vous dans un an pour vérifier nos prévisions 2022.


Donc, voilà !


Quand la Pharma Scie!

publiée le 24 novembre 2021


C’est la regrettée (ou regrettable selon les opinions) précédente Ministre de la bonne santé et de la bonne année qui avait décidé de remplacer la délivrance d'ordonnances en papier par l’enregistrement électronique des médications dans un fichier central accessible aux pharmaciens. Ceci n’était en fait que la première mesure d’un vaste dispositif destiné à assurer une meilleure traçabilité des médicaments et de leurs consommateurs. Il se chuchote en effet que d’autres procédés devraient voir le jour dans les temps qui viennent, tels que la mise en vente de ces nouveaux produits :
- des thermomètres munis d'une clé USB : le placement simultané de l'engin dans votre ordinateur d'une part, et de l'autre embout dans un endroit de votre anatomie qu’il vous appartiendra de choisir, d’autre part, assurera la transmission instantanée de toute variation de température aux services de l'Institut royal météorologique (nous vous conseillons l'utilisation d'un PC portable, plus aisée que celle du PC fixe de votre bureau... surtout si vous partagez celui-ci avec des collègues),
- des suppositoires à têtes chercheuses munies d'un GPS : ils enverront, par satellite, l'itinéraire et le temps de parcours avant dissolution complète (un temps anormalement court, dû à un changement complet de direction, ou à une marche arrière, sera sanctionné par le non-remboursement du médicament),
- des brosses à dents avec mini-caméra : elles permettront de traquer les mômes qui bouffent du dentifrice sans se les brosser,
- des préservatifs équipés d'un compteur afin d'en encourager l'usage unique,
- et enfin, des détecteurs de gaz personnels : ils comptabiliseront les émanations émises et répercuteront le résultat, en temps réel, sur le calcul de votre taxe sur l'environnement.


Gageons que tous ses efforts déployés par les décideurs qui décident pour nous ne seront pas vains et reboucheront au plus vite le trou de la sécu ! Poil au nez !


Donc, voilà !


Toussaint pour ça!

publiée le 10 novembre 2021


Profitons des quelques heures/jours/mois/années (biffer mentions inutiles) qui nous séparent de la tombe ou du crématorium pour nous instruire un brin et ne pas défunter inculte.


Saviez-vous que le mot Toussaint remontait au temps où la classification des êtres vivants n'était pas celle que nous connaissons aujourd'hui ? La distinction entre les deux seules catégories d'espèces peuplant notre bonne vieille terre reposait alors sur le seul critère de la présence ou non de mamelles sur l'anatomie de l'individu (ce qui distinguait par exemple le cactus du hérisson). Et parmi ceux qui en étaient dotés, les possesseurs d'une seule paire de tétons (le chimpanzé, le babouin, l'orang-outan, la femme, l'homme, le goriiiiille, l'éléphant, etc.) étaient considérés comme supérieurs, loin devant ceux qui en possédaient plus d'une paire : la vache, la truie, la chatte, le chat (en général huit tétons, mais parfois six: on dit alors qu'ils font partie d'un sex-tèt' NDLR), le chien, la chienne, le dernier numéro de play-boy, etc...


Cette nomenclature étant le fruit du génie d'un savant anglophone, la race jugée supérieure selon ses critères fut baptisée "Two-Seins". Terme qui, sous la plume d'un moine copiste presbyte du Moyen-âge se métamorphosa en cette Toussaint que nous connaissons aujourd'hui et dont la signification n'a plus aucun rapport avec l'explication originale. Ce qui rend le présent texte absolument dénué d'intérêt. Mais rien ne vous obligeait à le lire !


Donc, voilà !


Economisons les gaspillages

publiée le 20 octobre 2021


A l’heure où le coût de l’énergie pèse de plus en plus lourd sur le budget des ménages (NDLR. Il nous revient que le prix d’un voyage touristique dans l’espace risque de devenir inabordable au plus grand nombre d’entre nous), afin que cette rubrique, dont la pertinence, la sagacité et l’utilité ne sont plus à démontrer, si l’on en juge par les nombreuses réactions qui nous parviennent, afin donc qu’elle soit utile à tous, nous inaugurons aujourd’hui une série de bons conseils destinés à réaliser de sérieuses économies.


Aujourd’hui, astuce numéro 1 : Économisons la lampe de notre frigo !
Rappelons aux distraits que celle-ci ne s’allume qu’en cas d’ouverture de la porte (NDLR : du frigo). C’est du moins ce que nous sommes censés admettre, nul n’ayant jamais poussé la curiosité de se laisser enfermer dans son frigidaire afin de vérifier la bonne extinction de l’ampoule une fois l’huis clos. La lumière du réfrigérateur, c’est un peu comme votre orifice anal : vous savez qu’il existe, mais vous ne l’avez jamais vu en vrai !


Donc, afin de limiter la durée d’utilisation de la petite ampoule, ainsi que le nombre d’allumages-extinctions, sources d’usure prématurée, n’ouvrez votre frigo qu’une seule fois par jour. Pas simple, direz-vous. Mais si, vous répondrons-nous. Ah oui, direz-vous. Mais oui, dirons-nous. Il vous faudra simplement changer vos habitudes. Le soir, sortez du frigidaire, en une seule fois, tous les ingrédients dont vous devrez disposer le lendemain (au besoin dressez-en une liste au préalable dont vous bifferez les éléments au fur et à mesure ; vous pouvez aussi créer un tableau Excel sur votre ordinateur portable que vous placerez à proximité), et remisez-y tout ce qui ne vous sera pas utile endéans les 24 heures suivantes. Répétez l’opération le lendemain et tous les jours à la même heure.


Conseil : afin que la nourriture que vous aurez extraite de votre réfrigérateur ne pâtisse d’une trop longue exposition à la température ambiante, achetez un petit frigo que vous placerez à côté du premier, dans lequel vous rangerez votre stock du jour. 


Variante : si vous ne pouvez vous plier à cette nouvelle discipline, remplacez l’ampoule de votre frigo par une bougie. Précaution : munissez-vous d’allumettes chaque fois que vous aurez à prendre une bière ou un œuf (ou autre chose, on s’en fout, c’est pour donner un exemple. Ou une tranche de fromage). Et n’oubliez pas de souffler la bougie avant de refermer la porte (après c’est plus compliqué). Quant à savoir si votre bougie resterait allumée si vous fermiez la porte sans l’avoir éteinte, c’est un peu comme votre orifice anal : parfois ça brûle, mais vous ne le voyez pas !


A bientôt pour d’autres conseils.


Donc, voilà !


PSG – TGV : 1 - 0 !

publiée le 06 octobre 2021


Dans le flot des infos du mois dernier, entre inondations, pandémie, hausse de l’énergie, retour du groupe ABBA et autres catastrophes, il est un événement qui aura provoqué de nombreuses réactions, et entrainé dans son sillage l’inévitable et traditionnelle vague d’interprétations erronées ou déformées.


Afin de restaurer la vérité, reprenons calmement les faits. Une équipe de footballeurs millionnaires prend l’avion pour se rendre à 300 kilomètres de son point d’envol afin de rencontrer un club insignifiant dont les arrogantes vedettes du premier groupe ne devraient faire qu’une bouchée. Les supporters indigènes du lieu de la rencontre trépignent d’impatience, non pas tant de voir leurs propres joueurs en action, mais surtout d’admirer les mollets de leurs précieux visiteurs dont les performances devraient être proportionnelles au volume de leurs rémunérations.


Pendant ce temps, un autocar de luxe effectue, à vide, le même trajet, mais par la route cette fois, afin de cueillir les champions à leur descente d’avion et de les véhiculer vers l’endroit de l’historique rencontre.


De nombreuses critiques se sont exprimées à propos de ce curieux mode de déplacement, émanant probablement d’esprits jaloux et envieux, donneurs de leçon de bas étage, experts de comptoirs et autres sommités scientifiques auto-proclamées dispensatrices de leçons sur les réseaux sociaux. (NDLR : on notera que personne ne s’est offusqué du trajet retour !!!). Il nous revient de rétablir la vérité et de tempérer les ardeurs de tous ces contradicteurs.


Comme à l’accoutumée, notre équipe a mené une enquête approfondie sur cette sombre affaire, et nous pouvons aujourd’hui affirmer haut et fort que le car ne roulait pas à vide. Il y avait bel et bien un chauffeur à bord !


Donc, voilà !


Attention, RADAR !

publiée le 15 septembre 2021


Au cours de cet été, de nouveaux radars-tronçons sont venus orner notre réseau routier.


Pour ceux qui n’ont pas encore eu l’honneur d’apprécier l’utilité de cet ingénieux dispositif, rappelons-en le principe. Soit deux radars distincts et distants. Le premier (appelons le A … ou Kevin, ou Mathilde, ou Médor, ou mon chou, ou ma grosse … on s’en fout) enregistre votre heure de passage. Le deuxième (appelons le B… ou … oui, bon) positionné à une certaine distance, enregistre votre heure d’arrivée à son niveau. Par un savant calcul, il est ainsi possible d'évaluer le temps de parcours du tronçon entre A et B, de vérifier si votre vitesse était respectueuse ou non des limitations imposées, et de vous envoyer le courrier personnalisé dont l’influence sur votre compte en banque sera inversement proportionnelle au nombre de kilomètres situés au-dessus de la marge permise.


Heureusement, les règles sont faites pour être contournées. Pour vous y aider, un nouvel assistant d’aide à la conduite a vu le jour. Il vous permet de dépasser les limitations de vitesse … sans risquer de vous faire pincer.


Grâce à notre boitier Couillote, il vous est désormais possible de faire la nique à cet ingénieux système et de dépasser allègrement le maximum autorisé. En effet, notre appareil calcule automatiquement la vitesse à laquelle il vous faudra redescendre, s’il vous arrivait de dépasser le maximum prescrit, afin de revenir à la moyenne autorisée avant d’arriver au deuxième radar. Vous ne comprenez pas ? Pas étonnant. Voici un exemple.


Vous passez devant le radar A à la vitesse autorisée de 80 kms/heure. Vous poussez alors une petite pointe à 150 (histoire de tester votre nouvelle bagnole, d’épater votre passagère ou de vous offrir une poussée d’adrénaline-pour-qu’elle-revienne). Le boitier Couillote vous indique à partir de quand et à quelle vitesse (70, 50, 20, 10 … ) vous devrez ensuite rouler pour atteindre la moyenne de 80 kms heure sur l’ensemble du tronçon. Il n’est même pas impossible qu’il vous recommande une petite pause sur la bande d’arrêt d’urgence, histoire de faire baisser la moyenne sans effort.


Vous pouvez ainsi joindre l’utile à l’agréable et savourer l’ivresse de la vitesse en toute impunité !
Merci couillotte !


Donc, voilà.


RODAAANIIIAAAA !!!!

publiée le 21 juillet 2021


Au lendemain du Tour de France, arrêtons-nous quelques instants sur ces expressions qui fleurissent en été dans la bouche de nos commentateurs sportifs et qui, bien que familières depuis belle lurette, engendrent encore trop souvent confusion et incompréhension dans le cerveau du supporter cycliste de base. Il nous a semblé être de notre devoir de faire œuvre de pédagogie et d’apporter le brin d’éclairage nécessaire à l’accès à un langage commun à cette grande famille qu’est le milieu du sport.


Commençons par ces mots de « maillot jaune »
Il n’est pas rare, en effet, de confondre « maillot jaune » et « porteur du maillot jaune », assimilant ainsi l’athlète à son glorieux vêtement. Exemple : « le maillot jaune vient de franchir la ligne d’arrivée ». S’il semble évident aux yeux de tous qu’un simple tee-shirt coloré ne peut à lui seul gagner l’étape, la confusion est cependant plus gênante quand le commentateur déclare, au moment du départ, que « X. est porteur du maillot jaune ». Est-il simplement porteur du maillot, ou porteur de celui qui porte le maillot ? Si le commun des mortels conçoit bien que ledit cycliste a simplement revêtu la parure convoitée, des esprits plus obtus s’imaginent que le coureur en question porte sur son dos le détenteur de la première place du classement. Ce qui constituerait, si tel était le cas, un sérieux handicap pour le porteur, mais un net avantage pour le porteur porté.


Dans une prochaine rubrique, nous aborderons la question du poids du maillot à pois. Histoire de nous souvenir du célèbre slogan : « Le maillot à pois, la caravane passe ». Attardons-nous à présent sur cette périphrase bien connue de tous : « course contre la montre ». On a longtemps cru qu’elle trouvait son origine dans la présence, en tête de peloton, de la célèbre voiture publicitaire Rodania, ornée d’une horloge géante, aujourd’hui disparue, et qui servait autrefois d’appât aux pédalistes rivalisant pour la victoire d’étape. Il n’en n’est rien. Et il nous revient de rétablir ici la vérité historique. Une fois de plus. L’appellation remonte en fait au début du siècle dernier quand un certain Raymond Lamontre remportait tous les trophées et était considéré comme l’invincible homme à abattre. Les épreuves se muaient ainsi en « courses contre Lamontre ». Terme qui est demeuré dans le vocabulaire, même si l’origine en est aujourd’hui totalement ignorée.


Ajoutons que le dit champion vit sa carrière interrompue, en pleine gloire, par une sombre affaire d’exhibitionnisme, qui valut à son patronyme d’être détourné, à la Une des journaux toujours à l’affût d’informations croustillantes, pour devenir « Raymond la montre » ! Une bien triste histoire.


Nous reviendrons dans une prochaine édition sur la nuance à apporter entre « monter EN danseuse » et monter UNE danseuse ». Un petit détail qui peut parfois avoir son importance. Surtout en montagne.


Donc, voilà.


Concours de l'été

publiée le 07 juillet 2021


Voici enfin les résultats tant attendus de notre grand concours. 

La bonne réponse était 32.657.

Ceux qui ont répondu 32.657 ont donc gagné.

Ceux qui ont répondu 32.656 ou moins, n’ont pas gagné.

Ceux qui ont répondu 32.658 ou plus, n’ont pas gagné non plus.

Ceux qui voulaient répondre 32.657 mais n’ont pas joué, vont s’en mordre les doigts (ou autre chose, ce qu’ils veulent, on s’en fout)

Ceux qui voulaient répondre autre chose mais n’ont pas joué sont gagnants également. Mais pas du concours.

Ceux qui ont répondu Dubrovnic, Franck Michaël, 600 litres, chlorure d'aminométhylpyrimidinylhydroxyéthylméthythiazolium, 27 juin ou testicules, se sont trompés de concours.

Rappelons que le troisième prix est un coffret de 5 CD de Céline Dion, le deuxième prix un double CD de C.D. et le premier prix un CD single de C.D.


Donc, voilà.


A vélo, ma non troppo

publiée le 23 juin 2021


Le déconfinement en cours est synonyme de retour progressif à la vie d’avant … Youpie ! Oui, youpie, si on veut. N’oublions pas que la vie d’avant comportait elle aussi ses contraintes et ses règles à respecter.


Souvenons-nous. En juin 2019, les décideurs qui décidaient pour nous à l’époque fixaient la distance minimale à respecter pour dépasser un vélo à 1,5 mètre hors agglomération, et 1 m en agglomération.


Cette disposition, toujours d’application aujourd’hui, n’est pas sans soulever quelques questions.


En effet, la parution de cette règle étant antérieure à l’imposition des distances de sécurité en vigueur depuis le début de la pandémie, les deux consignes sont-elles cumulables ? En d’autres termes, faut-il respecter 1,5 mètre en dépassant un vélo, ou 3 mètres (NDLR. soit deux fois 1,5 … explication pour ceux qui ne disposent pas d’une calculatrice).


Selon les experts interrogés par nos soins, il semblerait que si le vélo est vacciné et le cycliste masqué, l’écart d’1,5 mètre soit suffisant. Pour autant que le vaccin ne date pas de moins de 15 jours et que la garantie du vélo ne soit pas inférieure à 2 ans. Une dérogation est cependant accordée aux vélos électriques, avant 23h30, en extérieur.


Mais revenons à cette règle de juin 2019 qui est et restera d’application, même après la crise sanitaire, et osons poser les bonnes questions.


Ainsi, cette injonction concerne-t-elle uniquement les automobilistes ? Qu'en est-il si c'est un autre cycliste qui dépasse le vélo ? Voire même si c'est un piéton qui le double ? Ou un cavalier à cheval ? Ou un cheval sans cavalier ? Ou un cavalier sans cheval ? Ou une deux-chevaux ?


D'autre part, à partir de quelle partie du cycliste ou de sa monture la distance de 1,50 mètre doit-elle être mesurée ? Le guidon, la pédale, la sonnette ... ou le cycliste lui-même ? Dans ce dernier cas, quel est le bon point de repère si la corpulence du cycliste dépasse la largeur du vélo ?


Cette distance doit-elle être constante, ou s'agit-il d'une moyenne des différentes mesures prises durant le temps du dépassement ? Notons que dans le cas d'une trop grande disparité entre les relevés de mesure (exemple, tantôt 0,50 mètre, tantôt deux mètres) la suspicion d'un état éthylique du vélocipédiste pourra être évoquée comme circonstance aggravante.


Et enfin, question essentielle, si le dépassement a lieu lors de l'entrée ou de la sortie de l'agglomération, quelle mesure est-elle d'application (1 mètre ou 1 mètre 50) ? Il nous revient qu'un arrêté complémentaire devrait établir cette distance à 1,25 mètre.


Notre conseil : par temps de pluie, utiliser un mètre en plastique, la prise de mesure avec un mètre en bois risquant d'être faussée par le gonflement de celui-ci.


Et n'oublions pas, qui va sano, va à vélo !!!


Donc, voilà.


Vocabul'aire (de rien)

publiée le 09 juin 2021


Le vocable dont la fréquence aura atteint des sommets ces dernières semaines est sans-qu’on-teste celui de « TERRASSE », devenue symbole d’une première gorgée de liberté retrouvée.


Il nous faut pourtant remonter bien loin dans la nuit des temps pour y trouver les premières traces de cet antique mot remis au goût du jour par ceux qui font aujourd’hui l’actualité. C’est en effet à Saint Michel (NDLR : celui qui s’exprimait sans retenue, d’où son surnom de Saint Michel sans filtre) que l’on doit son apparition, puisque l’on peut lire dans de nombreuses publications de l’époque que « Saint Michel terrasse le dragon ».


Aujourd’hui, les mesures prises par les décideurs qui décident pour nous braquent les projecteurs sur ce métier d’avenir qu’est le terrassiste. Il convient cependant d’éviter l’amalgame (en ré mineur) causé par une même homophonie (NDLR : contrairement à une thèse faussement répandue, l’homophonie ne désigne pas la haine envers les homosexuels sourds) entre « terrassiste » et « t’es raciste », d’autant que certains gérants de terrasse se réjouissent particulièrement de la voir bientôt noire de monde !


Après cet excellent et brillant développement sur l’origine du mot « Terrasse », intéressons-nous à présent à un autre terme qui joue les vedettes dans l’actualité. Il s’agit du mot HORECA.


Celui-ci trouve son origine dans la bouche de ce bon vieil Archimède (287-212 av JC), du moins en principe (du même nom). Quand il eut constaté que son corps plongé dans l’eau en ressortait si pas plus propre, du moins plus mouillé, et qu’il développa par la même occasion le principe du levier en soulevant son gant de toilette sans les mains (« Donnez-moi un point d’appui et je soulèverai le monde »), il s’en fut fêter sa trouvaille avec ses potes, et courant nu dans la rue, s’écria « εὕρηκα, εὕρηκα !!! » (ce qui s’écrit aussi « Eurèka, Eurèka », mais c’est moins joli), qui se traduit par « Au Reca, au Reca !!! » … (Reca étant le nom du bistro du coin où notre savant avait ses habitudes). Un moine copiste presbyte du Moyen-Âge transforma malencontreusement cette interjection en « Horeca », terme que nous connaissons encore aujourd’hui.


Donc, voilà.


La Wallonie au secours de la planète !

publiée le 26 mai 2021


Une fois de plus, c'est au génie d'un cerveau wallon, qui a désiré garder l'anonymat, que nous devons l'incroyable trouvaille qui permettra à l'humanité de faire face aux grands défis qui l'attendent. Cette idée révolutionnaire rejoindra la déjà longue liste des inventions wallonnes qui ont changé le cours de l'histoire, de la dynamo au saxophone, en passant par la danse des canards et le boulet sauce lapin (ou sauce chasseur selon les convictions). Cette fois, l'invention parait tellement évidente que l'on se demande pourquoi il aura fallu attendre tout ce temps pour assister à son éclosion (NDLR. Nous nous posons la même question que l'auteur de ces lignes: "oui, pourquoi diantre, a-t-il fallu attendre tout ce temps ?"). Voici.


Attendu que la plupart des véhicules qui s'agglutinent sur nos routes ne sont occupés que par une seule personne, généralement le conducteur, attendu que ces mono-automobilistes déplacent chaque jour un important volume inutile et des places vides, l'idée est de réduire ce cubage superflu en produisant des voitures d'une largeur diminuée de moitié. Les conséquences avantageuses de ce procédé sont multiples : moins de consommation de carburant, moins de pollution, plus de fluidité (au lieu d'élargir les autoroutes, avec un peu de peinture, on multiplie le nombre de bandes de circulation par deux en réduisant leur largeur de moitié), plus de facilités de parking (avec le même pot de couleur blanche, on divise les places et on en double le nombre) et moins de victimes (en condamnant la place du mort).


Voilà donc une belle alternative aux autres pistes proposées jusqu'ici et qui n'ont produit que peu de résultats probants. Il suffit d'observer les mines réjouies des passagers des trains et métros aux heures de pointe pour constater que la formule "transports en commun" ne se traduit pas particulièrement par des élans d'allégresse et des manifestations d'enthousiasme délirant. Quant au co-voiturage, l'idée de subir tous les jours, matin et soir, bavardages envahissants, odeurs corporelles, ou tentations sexuelles, ne réjouit guère davantage les navetteurs et navetteuses.


La plupart des partis politiques interrogés, trouvent l'idée intéressante et sont prêts à y réfléchir ... D'aucuns estiment qu'une phase transitoire sera nez-en-moins nécessaire, et proposent, durant cette période d'adaptation, l'obligation de retirer des véhicules tous les sièges inoccupés pour lesquels de vastes parkings de stockage seront aménagés aux entrées d'autoroute. Le bout du tunnel est à nos portes ! Voilà enfin une mesure qui fera de la Wallonie un exemple ! Une fois de plus !


Le modèle est en effet exportable à l'envi, et même à l'étranger, en précisant bien qu'en Angleterre, c'est l'autre moitié du véhicule qu'il faudra condamner.


Donc, voilà.


Le joli oui mais

publiée le 12 mai 2021


Profitons une fois de plus des hasards du calendrier qui voit coïncider la fête du 1er Mai avec le premier jour du cinquième mois de l’année, pour nous interroger sur le sens profond de cette date particulière et faire ainsi avancer le débat d’un grand pas. En avant.


Si les nombreuses études sur le sujet n’ont toujours pas réussi à percer le mystère de la raison pour laquelle nous avons congé le jour de la fête du travail, alors qu’il serait bien plus logique d’avoir congé les jours où l'on travaille, une autre question laisse sceptiques les chercheurs qui cherchent : pourquoi dit-on "Premier" Mai, et non pas "Un" Mai ? Et de surcroit, si l'on tient à dire "Premier Mai", pourquoi ne dit-on pas "Deuxième Mai" au lieu de "Deux Mai" ? …. (NDLR : ce petit espace est destiné à interrompre votre lecture afin de vous laisser le temps de réfléchir à ce qui précède). Pareil pour le "Quatrième Juin", le "Dix-huitième Août" ou le "Vingt-troisième Novembre". Pourquoi utilise-t-on l'adjectif numéral ordinal pour le premier jour du mois, et l'adjectif numéral cardinal pour les autres jours ? (NDLR : à l’heure de la désacralisation du langage, il serait question de remplacer cardinal par caporal, mais le débat est toujours en cours). Bref, pourquoi ce traitement de faveur pour les premiers ? Alors que les premiers sans la présence des suivants seraient les premiers de rien du tout, et par là-même aussi les derniers... Mais, nous rétorquerez-vous, les derniers n’existeraient pas sans les premiers … Oui, mais, vous répondrions-nous, sauf si on commence par la fin. Et toc !


En ces temps où la compétition règne en maître, voire en maître cinquante, où chacun veut être le premier, quitte à inventer une catégorie où personne n'a encore brigué la première place (exemple : championnat du monde de chaises musicales, catégorie mixte, organisé cette année en Turquie) bannissons les premiers du mois ! Commençons tous les mois par le deuxième jour ! Les fins de mois en seront plus proches et la question de l'endettement endémique des ménages en sera réduite d'autant (en emporte le vent).


La légende raconte que du temps de nos lointains ancêtres, les Premiers personnages du village occupaient toujours la dernière habitation, en signe d'humilité (NDLR : c’était il y a très longtemps !!!). Quand un étranger arrivait et demandait à être reçu en audience, on lui indiquait le chemin par ces mots "C'est la hutte finale !". Refrain que l'on entonne encore de nos jours, et plus particulièrement les premiers du mois de Mai, quelque peu déformé cependant par une erreur de transcription d'un moine copiste presbyte du Moyen-Âge.


Nous terminons en laissant à votre réflexion le thème qui sera abordé dans un prochain dossier : « pourquoi les syndicats qui invitent leurs affiliés à la grève appellent-ils cela une « action » ! A méditer …


Donc, voilà.


Pique et pique et colegram!

publiée le 28 avril 2021


Depuis le début de la campagne de vaccination, de nombreuses rumeurs circulent à propos de l’apparition de prétendus effets secondaires. Nous avons voulu en avoir le cœur net, et avons enquêté sur la question. Voici les résultats de notre sondage réalisé auprès de 100% des personnes interrogées.


Les réactions au vaccin sont variées et se répartissent comme suit :
- 48 % ont réagi en criant « aïe ! »
- 12 % en murmurant « ouch ! »
- 7 % en fermant les yeux et en se pinçant les lèvres (NDLR : de la bouche) dans une grimace qui n’était pas sans rappeler celle du constipé en plein effort. On a aperçu chez quelques-uns l’apparition d’une toute petite larme au coin de l’œil.
- 6 % en déclarant fièrement « même pas mal », dont 1,5 % avant même d’avoir été piqués.
- 14 % sans réaction
- 4 % en demandant : « vous pourrez me faire un certificat d’une semaine pour mon patron ? »
- 0,8 % en s’adressant à la jolie infirmière : « vous terminez à quelle heure ? »
- 0,2 % en demandant : « c’est pour quoi, ce vaccin ? »
- 3,7 % en grognant : « VDB, démission ! »
- 0,6 % : c’est de l’Astra ou du Zénéka ?
- 0,73 % présentant un profil sado-maso ont souhaité passer une deuxième fois, ce qui leur a été refusé
- Seule une personne interrogée a présenté de sérieux symptômes dans les heures qui ont suivi l’administration du vaccin. Elle a déclaré avoir, dans la soirée, regardé « marié au premier regard ». Mais le lendemain, tout était rentré dans l’ordre.


Donc, voilà.


La véritable histoire du lundi de Pâques

publiée le 24 mars 2021


Profitons de cette trêve pascale pour nous instruire un brin. Youpie.
On ne sait plus trop bien quelle est l'origine de la fête de Pâques, cette journée particulière où le bon peuple se raconte encore aujourd'hui des légendes que l'on serait tenté d'attribuer à un abus excessif de substances illicites, tant elles paraissent invraisemblables, telles que celle de ce pseudo vol A/R accompli par des cloches, Charleroi Brussels South - Rome et retour, suivi d'un dépôt par celles-ci d'œufs et lapins en chocolat dans nos jardins.
D'autres histoires circulent. Ainsi, cette rumeur venue du fond des âges qui veut que de jeunes femmes frivoles aient aperçu au petit matin, au retour d'une soirée probablement bien arrosée, la silhouette du beau jeune homme mort et enseveli trois jours auparavant. 
Quand on aura ajouté que le repas traditionnel de ce jour de fête est le gigot d'agneau, on terminera de se poser la question de la frontière entre santé mentale et déséquilibre du même nom.
La vérité historique est à mille lieues de ces bobards, puisque le jour de Pâques est tout simplement la célébration de la veille du Lundi de Pâques (à l'instar (80) du réveillon de Noël).


Quant à l'origine du Lundi de Pâques, les chercheurs qui cherchent se sont penchés sur la question et nous livrent ici en exclusivité le fruit de leurs travaux. Tout le monde se souvient de Robinson Crusoé qui échoua, non pas à son examen théorique du permis de conduire, mais sur une ile déserte pas si déserte puisqu'il y rencontra un indigène avec qui il se mit aussitôt en ménage. Comme il était natif du signe du poisson, il le baptisa Vendredi.
On connait moins son frère, Kevin Crusoé, qui fit lui aussi naufrage et échoua, non pas à son examen de math de 3ème, mais sur l'île de Pâques. Il y croisa la route d'un indigène qui chantait à tue-tête "Le lundi au soleil" de Claude François. Il eut tôt fait de lui attribuer tout naturellement le nom de Lundi. Le Lundi de Pâques était né ... et fut à l'origine du jour férié que nous célébrons encore aujourd’hui. 
Une bien belle histoire dont nous nous devons d'assurer la transmission aux jeunes générations.


Donc, voilà.


Isolez-vous les uns les autres

publiée le 24 février 2021


Profitons de cette période où briques, châssis, vérandas et autres cuisine-créée-spécialement-pour-vous-en-Belgique succèdent aux bagnoles dans les messages publicitaires qui fleurissent sur nos ondes en cette période de salons qui n’auront pas lieu mais qui auraient dû avoir lieu et qu’on organise néanmoins à distance, nous privant de la joie des files d’attente, des problèmes de parking, des harcèlements des vendeurs, et surtout des sourires aguichants des hôtesses vantant les qualités de leurs marchandises, pour revenir à cette question qui hante les esprits : « faut-il isoler une maison isolée ? ».


C’est une très bonne question et nous nous félicitions de nous l’être posée.


En fait, plus une maison est isolée (dans le sens d’isolé), plus il faut l’isoler (dans le sens d’isoler). Nos experts sont formels : s’il n’est jamais inutile d’isoler une maison qui n’est pas isolée, si la maison est isolée, il est vraiment impératif de l’isoler.


En fait, tout est question d'emplacement. Si on construit à côté d'une maison isolée, la maison isolée ne sera plus isolée. L'autre non plus d'ailleurs. Mais ce n'est pas pour autant qu'il ne faut plus l’isoler. L’autre non plus d’ailleurs. Au contraire.


En d’autres mots, la maison isolée isolée ne sera pas moins isolée pour la cause. Mais au moins, elle sera isolée.


Tout ceci ne doit pas nous faire oublier que certaines personnes souffrent d’isolement. Particulièrement en ce moment. Vouloir isoler leur maison risque d’amplifier le problème. Il nous faut donc isoler les deux questions. Isoler la maison sans isoler ses habitants. Surtout s’ils sont seuls à être isolés.


D’autant que les primes à l’isolation ne seront plus accordées désormais aux cohabitants mais aux seuls isolés dont la maison n’est pas encore isolée.


Et enfin, terminons par ce conseil pertinent : « Qui que vous soyez, évitez la fumette, car la came isole… de force ! »
Donc, voilà.


Soldes Out

publiée le 27 janvier 2021


Les avancées informatiques ne méritent leur nom d’avancées que pour ceux qui réussissent à les faire avancer. Chaque jour nous délivre son lot d’annonces de pseudo progrès et les plaintes des handicapés numériques ne cessent de s’accumuler, victimes qu’ils sont d’un système qui les laisse désemparés sur le quai d’une gare où ne passent plus que des trains à grande vitesse.


Après la suppression progressive des paiements en espèces, l’annonce du remplacement futur des tickets de caisse en papier par l’envoi d’un mail, la disparition des distributeurs de billets dans les campagnes et les quartiers, et même la raréfaction des préposé(e)s aux caisses des grands magasins et des agences bancaires, c’est la fin des annuaires téléphoniques en version papier qui nous a été annoncée en fin d’année. Alors que ceux-ci étaient essentiellement encore utilisés par les laissés pour compte de la révolution numérique, un premier saut en avant vers un recul en arrière avait déjà été constaté, voici quelques années, suite à une réduction drastique de la police d’impression à un format illisible sans loupe. Dorénavrant, il ne restera plus que le bureau des renseignements (payant) pour remplacer ce bon vieux bottin (gratuit).


Mais après cette brève introduction, attardons-nous, en cette période de soldes, sur cette nouvelle pratique du « paiement sans contact » qui occasionne bien des méprises aux caisses des magasins, d’autant que le handicap informatique se double fréquemment d’un souci d’audition et d’une lenteur de compréhension…et se triple d’un problème d’appréhension du discours de la caissière s’adressant à la clientèle au travers de son masque, brouillant ses propos à la manière d’un François de Brigode annonçant « bienudanssjournal ».


Nous pouvons ainsi capter chaque jour ce genre de dialogue :
- caissière : …conta… ?
- client : Oui, avec bancontact
- caissière : … an..onta … ?
- client : Heu…
- caissière : … anconta .. onta.. ou an..onta.. ?
- client : Comment ?
- caissière : … an on..a.. ou avec on…a.. ?
- client : Mon code ?
- caissière : Ah, …an..on..a.. alors !
- client : J’ai la monnaie, si vous voulez …
- caissière : Non, …onta… uniquement … av… ou ..an …onta …
- client : Oui, vous de même. Et bonne année !


Donc, voilà.


Nos bons conseils de l'an neuf

publiée le 13 janvier 2021


Cultivant inlassablement l’ambition de vous rendre la vie la plus aisée possible, nous vous proposons une nouvelle astuce qui va vous aider à répondre à la sempiternelle question que tout un chacun se pose au lendemain des réveillons, au moment de placer son sapin sur le trottoir, le jour du ramassage : « mon sapin est-il naturel ou artificiel ? ». Les brumes de la Saint Sylvestre laissant généralement planer le doute dans les esprits, il convient de disposer d’un moyen simple et efficace pour ne point commettre d’impair. Surtout s’il pleut. 


Laissons de côté les bonnes vieilles recettes peu fiables telles que celle qui consistait à secouer le sapin d’une main pendant au moins 10 minutes. S’il en résultait la formation d’un petit tapis d’aiguilles sur le sol, on pouvait en conclure que le sapin était ou naturel ou synthétique de mauvaise qualité. L’efficacité de la recette était donc toute relative. Une autre technique utilisée autrefois, consistait à faire flamber le sapin. Une bonne odeur de feu de bois indiquait la provenance forestière du conifère. Tandis qu’une fumée âcre et noirâtre accompagnée d’une odeur de pneus en feu vous renseignait sur la provenance industrielle du faux résineux. Surtout si vous vous livriez à l’exercice dans votre salon. 


Le procédé que nous vous proposons ici est de loin bien plus pertinent que ces trucs et astuces d’un autre temps. Pour un résultat garanti à 100% !


Prenez votre sapin. Déposez-le devant votre logis. Envoyez le promener. S’il ne revient pas, c’est à coup sûr un sapin artificiel. S’il revient en courant, vous pouvez être assuré qu’il provient bien de nos forêts, car, comme chacun sait : « chassez le naturel, et il revient au galop » !


Donc, voilà.


Restons en contact!

Chouette Magazine
Ma Coccinelle Communication, Editeur
Chemin de Terre 19b, 1370 JODOIGNE
Brabant Wallon (Belgique)
+32 (0)475 49 52 61

Envie d'une publicité dans votre Chouette Magazine ?
Une question à nous poser? Une suggestion à nous faire?

Région Eghezée/Perwez/Jodoigne : Béatrice au +32 (0)474 97 46 27
Région Hannut : Xavier au +32 (0)471 09 22 64
ou par mail via info@chouettemag.be !