Chouette Magazine

Romane Cooken

Romane Cooken

Ergothérapie

Catégorie : Santé

Chroniqueuse depuis janvier 2021



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L’écriture

publiée le 10 novembre 2021


Le premier bulletin est arrivé, l’année est désormais bien entamée…Peut-être avez-vous remarqué des difficultés d’écriture chez un de vos élèves, enfants, connaissances…


Mais à partir de quand peut-on réellement parler de difficultés d’écriture ?
- L’enfant a des crampes, douleurs dans le poignet, les doigts et/ou l’avant-bras
- L’écriture est illisible
- L’enfant rejette en bloc toutes les activités d’écriture/dessin…
- L’enfant n’arrive pas à tout noter, il manque des lettres, mots, phrases à sa copie
- Il n’arrive pas à finir ses interrogations à temps…
- Il est toujours dans les derniers à finir de copier ce qui est noté au tableau
- Le geste graphique n’est pas bon, les lettres ne sont pas correctement formées etc…
- Il arrive à copier quelques mots mais lorsqu’il faut écrire davantage, l’écriture devient moins lisible ou il perd le fil…
- Mauvaise tenue du crayon


Si vous pensez à un ado qui tient mal son crayon/bic mais qu’il n’a aucune difficulté et qu’il n’a pas de plainte, on ne rééduque pas : on le laisse fonctionner à « sa » manière qui est efficace pour lui.


Par contre, chez les plus petits, il vaut mieux agir au plus vite pour éviter que les mauvaises habitudes s’installent. Il est préférable d’agir quand l’enfant est plus jeune et qu’il n’y a pas trop d’exigence de graphisme à l’école que d’agir lorsque le rythme s’accélère et que les difficultés sont bien installées.


En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un professionnel compétent.


Les séances de rééducation de l’écriture sont des séances globales où l’on observe la prise du crayon, la manière de s’asseoir, la position du poignet, de l’avant-bras, des épaules…Tout cela forme un tout à analyser. On va également observer toutes les compétences de la motricité fine. Pour rappel, la motricité fine est à travailler de pair avec l’écriture.


Bien choisir son cartable pour prendre soin de son dos

publiée le 21 juillet 2021


Vous allez peut-être devoir acheter un nouveau cartable à votre enfant. Voici quelques conseils pour choisir au mieux :


- Le cartable rempli de votre enfant ne doit jamais dépasser 10% de son poids. Il est donc important de choisir un cartable léger à vide (l’idéal étant qu’il ne dépasse pas 500g). Le poids d’un cartable à roulettes vide s’élève parfois déjà à 3-4 kg.


- Il est préférable d’acheter une mallette type « sac à dos ». Il est important de bien régler les sangles dans ce cas pour que la mallette soit au plus près du dos de l’enfant. Il faut donc que le sac possède des bretelles et sangles ajustables.


Attention, le cartable à roulettes est à proscrire. Tout d’abord, en le tirant, l’enfant effectue une torsion (mouvement mauvais pour le dos). Les mallettes à roulettes avec leur mécanisme sont plus lourdes. Il y a des endroits où l’enfant est obligé de la porter (ex : escaliers), il doit donc porter une charge plus lourde. De plus, celle-ci étant fort grande, l’enfant a tendance à la remplir plus que nécessaire, il n’est donc pas sensibilisé au poids… De même que les sacs à bandoulière qui ne permettent pas de répartir équitablement le poids entre les 2 épaules.


- Les compartiments sont importants pour favoriser le rangement mais il n’en faut pas trop pour ne pas alourdir le cartable. Il est important que vous vérifiez aussi le rembourrage dorsal et sa rigidité, le renfort du fond du sac. Deux autres critères importants pour l’achat d’un cartable même si non liés au dos, vérifier sa perméabilité et s’il possède des bandes réfléchissantes.


- Veiller à trier régulièrement le cartable avec votre enfant pour n’avoir que les choses utiles. Il est important de ne pas demander à votre enfant de tout reprendre tous les jours ! Il faut qu’il reprenne uniquement ce qu’il a besoin de travailler le soir à la maison.

- Vérifier avec votre enfant qu’il sait comment ranger au mieux son cartable : les objets les plus lourds au plus près du dos.


La respiration

publiée le 26 mai 2021


La respiration est un réflexe pour nous tous, on n’y pense plus…Et pourtant celle-ci a un rôle important dans notre quotidien. Lorsqu’on est face à un moment de stress, on peut respirer de plus en plus vite ou avoir l’impression « d’avoir le souffle coupé » ou bien de manquer d’air…


Apprendre à « mieux » respirer et surtout prendre conscience de sa respiration est une clé importante pour notre bien-être.


Voici 3 respirations que vous pouvez essayer seul, avec vos enfants…
* La respiration en carré : j’inspire par le nez sur 4 temps, je retiens ma respiration sur 4 temps, j’expire par le nez sur 4 temps et je termine en bloquant ma respiration sur 4 temps
* La respiration « concentration» : j’inspire et j’expire par le nez en visualisant mentalement l’air qui rentre et qui sort par les narines (vous pouvez également sentir que l’air qui entre dans vos narines est plus froid que l’air sortant)
* La respiration « boost » : inspire par le nez en 4 temps, je bloque ma respiration 5 temps et j’expire par le nez en 4 temps.


La méditation chez l'enfant

publiée le 28 avril 2021


Cette semaine, j’ai décidé de vous parler des bienfaits de la méditation chez les enfants. Il est intéressant pour tous les enfants d’apprendre à méditer. Cependant avant 5 ans, cela est difficile pour l’enfant. Il ne faut jamais « forcer » un enfant à méditer, l’envie doit venir de lui. La médiation a de nombreux avantages :
- Apprendre à écouter son corps
- Observer ses émotions, ressentis, pensées…
- Ralentir et se poser dans un quotidien qui va souvent trop vite…
- Apprendre à se calmer, réguler ses émotions parfois débordantes
- Diminuer le stress, l’anxiété du quotidien
-Favoriser la concentration


’ai préparé une petite méditation pour vos enfants.


La prévention des chutes chez nos aînés

publiée le 24 mars 2021


La chute chez la personne âgée est une réelle problématique. Elle est la première cause de décès accidentel chez les plus de 65 ans. Celle-ci n’est jamais anodine et laisse toujours des séquelles (même si rien d’apparent physiquement).


On peut définir 3 grandes familles de « causes » :
* Facteurs de risque : médicaments, posture inadaptée…
* Contraintes extérieures : obstacles, sol glissant…
* Capacités de la personne : pathologie, vieillissement
-> Toujours une origine multifactorielle


Voici quelques points sur lesquels vous devez être attentif au sein de votre maison :
- sol glissant
- éclairage trop faible
- fils électriques à terre
- tapis
- meubles sur roulettes ou mobilier encombrant limitant le passage
- vêtements inadaptés : trop grands, trop longs…
- chaussage inadapté : pied non soutenu, chaussure trop grande ou trop petite, chaussure glissante
- escaliers peu éclairés et raides, sans rampe


Il est également important de continuer à bouger. Il faut à tout prix éviter la sédentarité. La chute n’est pas une fatalité !
Vous avez des questions, vous désirez en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.


La motricité fine

publiée le 24 février 2021


Nous pouvons diviser la motricité fine (= motricité de la main) en 7 composantes :


1. L’approche : le bras et la main se tendent vers l’objet à atteindre. La main se préforme selon ce qu’elle va devoir prendre (ex : différence entre l’approche pour prendre une aiguille ou une balle de tennis). On oriente son regard vers notre cible, on parle alors de coordination occulo-motrice (coordination entre la main et l’œil).


2. La préhension : la manière dont la main va prendre l’objet. Il est important que le jeune enfant manipule le maximum d’objets différents afin de développer différents types de préhension.


3. Le transport : c’est la capacité de garder l’objet en main lors de son transport d’un point à l’autre (ex : prendre ma pomme et la mettre dans ma mallette)


4. Le relâchement volontaire : c’est la capacité de relâcher l’objet quand on le veut et où on le veut.


5. Les manipulations dans la main : c’est la capacité à faire passer un objet d’une partie à l’autre de la main.


6. Les habiletés manuelles : c’est lorsque les 2 mains sont nécessaires pour réaliser la manipulation (ex : je tiens ma tartine d’une main et je la beurre avec le couteau de l’autre main)


7. La capacité à utiliser un outil : pouvoir utiliser l’objet de manière fonctionnelle pour sa fonction première. (ex : prendre une cuillère correctement et savoir boire sa soupe à la cuillère)


Une ergothérapeute peut intervenir auprès de votre enfant si vous constatez une faiblesse ou une difficulté dans une de ces composantes.


Les réflexes archaïques

publiée le 27 janvier 2021


On parle de plus en plus des réflexes archaïques en lien avec l’apprentissage. Je vais ici vous expliquer de manière simplifiée de quoi il s’agit. Un réflexe est un mouvement incontrôlé, involontaire et automatique. Les réflexes archaïques sont des réflexes qu’on observe en réaction à des stimuli sensoriels spécifiques autour de la naissance. Ils sont indispensables pour notre protection et notre survie, ils permettent le développement sensori-moteur de l’enfant. Ils siègent au niveau du tronc cérébral. Après leur apparition, chacun de ces réflexes a une phase d’activation (de durée variable) puis d’intégration. Quand les réflexes sont intégrés, les centres supérieurs du cerveau prennent le contrôle des centres inférieurs. On passe donc d’une motricité réflexe à une motricité volontaire.


Il peut alors y avoir 2 « problématiques » : la première, le réflexe ne s’active jamais, il ne « nait pas ». Ce qui est problématique pour le développement de l’enfant. On est donc ici dans quelque chose de pathologique. La deuxième, le réflexe persiste et ne s’intègre jamais. La réponse motrice de ce réflexe vient alors perturber l’ensemble du système neurologique.


Les conséquences d’un système neurologique immature sont que l’enfant n’a pas toutes les cartes en main pour aborder sa scolarité. Cela a également un impact sur sa concentration, ses émotions, ses relations aux autres…


Pour mieux comprendre, prenons un exemple. Le réflexe d’agrippement palmaire est un réflexe qui apparait vers la 11ème semaine de grossesse et qui s’intègre progressivement jusqu’à 1 an. Vous pouvez observer ce réflexe facilement chez un bébé, il est déclenché par le contact sur la paume. Vous mettez votre doigt dans sa paume et il referme sa petite main sur votre doigt. Imaginons que ce réflexe n’est pas encore intégré chez un enfant qui apprend à écrire. Nous pourrons alors voir une sensibilité de la paume, une maladresse, un contrôle et une prise difficile du crayon ainsi qu’une grande fatigue…


Qu’est-ce que l’ergothérapie ?

publiée le 10 janvier 2021


Je vais désormais vous proposer régulièrement des chroniques liées à mon métier d’ergothérapeute. Mais « qu’est-ce que l’ergothérapie ? » Ce terme reste trop souvent encore méconnu…Littéralement, cela signifie la thérapie par l’activité. C’est une profession basée sur l’EBP (= Evidence Based Practice), ce qui veut dire que notre pratique est basée sur des preuves scientifiques. Notre but primordial est de favoriser l’autonomie de la personne dans sa vie quotidienne. L’ergothérapie peut être proposée à tout type d’âge (bébé, enfant, adulte, senior) et tout type de pathologie (neurologique, musculaire…). A tout moment de la vie, chacun peut se retrouver dans une situation d’handicap : incapable de réaliser de manière optimale une ou plusieurs activités de la vie quotidienne. L’ergothérapeute va donc aider à contourner cette situation. On agit au niveau de 3 sphères : la personne, son environnement et son occupation. Le fondement de notre pratique est donc de faire le lien entre l’activité humaine et la santé.


Dans mes prochaines chroniques, nous verrons certains sujets plus concrets.


Je terminerai par cette citation : « Le vrai handicap est de penser que c’est impossible quand rien ne l’est vraiment ».


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